Tuesday, June 26, 2012

Samba time, Rio, 26.06.2012








(c) Anne Paq/Activestills.org; Por; Rio de Janeiro, Pedra do Sal, 26.06.2012

Monday, June 25, 2012

Elsewhere / Ailleurs











(c) Anne Paq/Activestills.org, Rio, Brazil, June 2012

photo 1: the revolution will not be televised (with the logo of globo) / la revolution ne sera pas télévisée (avec le symbole de la Globo)

Photos 4- 8: Santa Marta Favella

Friday, June 15, 2012

Women action to protest closure of Shudada Street / Action de femmes à Hebron pour protester contre la fermeture de Shuhada Street, Hebron, 13.06.2012








(c) Anne Paq/Activestills.org, Hebron, 13.06.2012


A group of women activists wearing traditional Palestinian dresses walk on Shuhada street as part of an action to protest against the closure of the street to most Palestinians in the West bank city of Hebron, June 13, 2012. The women were stopped after a few meters by the Israeli army and harassed by settlers.  The settlers cursed the activists, and try to block their way but the women kept going until they were violently stopped by the Israeli soldiers. 6 activists were then violently arrested with women being pushed on the floor. Some activists also reported that some settlers assaulted them and broke cameras. The soldiers looked very confused at first to the point that they pushed the Israeli activists to the side allegedly controlled by the Palestinians, an area where Israeli civilians are actually not allowed according to Israeli law.

Shuhada Street, once the main commercial street of Hebron, has been closed to Palestinian cars by the Israeli army since 1994 and since 2001 to most Palestinian pedestrians. Dozens of Palestinian shops were forced to close down due to Israeli military orders and all commercial life ceased to exist affecting hundreds of Palestinians. Many Palestinians, due to the harsh conditions in the Old city, left the area.

According to their own Israeli laws, internationals and Israels can walk in Shuhada Street but the fact that the women were dressed up with traditional Palestinian clothes; and thus making a point that the road should be open to all Palestinians;  was just considered unbearable for the Israeli soldiers and settlers. 

After the action, Israeli soldier searched Palestinian house, and smashed furniture in the house the women activists put the dresses and sealed off the exit door to Shuhada Street.

Some activists raised criticism towards the action, including the fact that Palestinian women were not leading it. But the reality of Hebron is this: on Shuhada street only a few Palestinians with permits can walk on it and the price for Palestinian women if they are caught without permit could be months in jail. To be dressed up with Palestinian traditional clothes was initiated by the Palestinian organizers and aims at symbolically highlight the absurdity of the situation by which anyone but Palestinians could walk freely on this street- which is Palestinian!  Thinking of the bewildered faces of the soldiers and settlers, I think it was definitely worthy.

An honest account by an Israeli activist can be found here.

---Français-------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Un groupe de femmes activistes portant des robes traditionnelles palestiniennes, ont marché sur la rue Shuhada dans le cadre d'une action pour protester contre la fermeture de la rue pour la plupart des Palestiniens dans la ville d'Hébron, Juin 13, 2012. Les femmes ont été arrêtées après quelques mètres par l'armée israélienne et harcelés par les colons. Les colons ont insulté les militants, et essayé de bloquer leur marche, mais les femmes ont continuer de marcher jusqu'à ce qu'elles soient violemment bloquées par les soldats israéliens. 6 activistes ont ensuite été violemment arrêté, certaines des femmes se sont retrouvées au sol trainées par les soldats. Certains militants ont également signalé que certains colons les ont agressés et ont cassé leur caméras.  

Les soldats avaient l'air très perturbés au premier abord et ne savaient pas trop quoi faire de ce groupe de femmes qui marchaient calmement et qui avaient l'air palestiniennes sans en être. Ils étaient tellement confus qu'il ont poussé les activistes israéliens au-delà du checkpoint dans la zone prétendument contrôlée par les Palestiniens, une zone où des civils israéliens ne sont pas réellement permis selon la loi israélienne!

La rue Shuhada, jadis la principale rue commerçante d'Hébron, est fermée aux voitures palestiniennes par l'armée israélienne depuis 1994 et depuis 2001 pour la plupart des Palestiniens. Des dizaines de magasins palestiniens ont été contraints de fermer par ordres militaires israéliens et toute la vie commerciale a cessé d'exister, ce qui a affecté des centaines de Palestiniens. Beaucoup de Palestiniens, en raison des conditions difficiles dans la vieille ville et notamment à cause des attaques incessantes des colons, ont dû la quitter.

Selon leurs propres lois israéliennes, internationaux et Israeliens peuvent marcher dans la rue Shuhada, mais le fait que les femmes été habillées avec robes traditionnelles palestiniennes (toub), et réclamant ainsi que la route devrait être ouverte à tous les Palestiniens; a été simplement considéré insupportable par les soldats et les colons israéliens.
Après l'action, les soldat israélien ont fouillé la maison palestinienne, et brisé des meubles dans laquelle les femmes activistes ont mis les robes et ont scellé  la porte de la maison qui donne sur la rue Shuhada.
Certains activistes ont soulevé des critiques envers l'action, entre autre le fait que les femmes palestiniennes n'étaient pas celles qui la menaient.

 Mais la réalité de Hébron est la suivante: sur rue Shuhada seulement un petit nombre de Palestiniens titulaires d'un permis peuvent l'emprunter et le prix pour les femmes palestiniennes, si elles étaient prises sans permis, peut 'élever à plusieurs mois en prison.  L'idée d'être habillé avec les vêtements traditionnels palestiniens a été lancé par les organisateurs palestiniens et visait à mettre en évidence symboliquement l'absurdité de la situation par laquelle n'importe qui, sauf les Palestiniens peuvent se promener librement dans cette rue,  qui est palestinienne! En pensant aux visages ahuris des soldats et des colons, je pense que cette action en valait la peine.
Un compte rendu honnête par une militante israélienne peut être trouvé ici.


Saturday, June 09, 2012

Bitter Apricots / Des abricots au gout amer, Al Walaja, 08.06.2012









(c) Al Walaja, 08.06.2012

This was a long trip down to the valley of Al Walaja to reach the lands of the family of Wael Al-Araj to pick up apricots. First we crossed the Separation Wall. There is still a gap, as the Wall is not completed in the area but for how long? Once the Wall will be completed and will encircle Al Walaja, there will be probably no possible access to these lands.

The children and Wael were going very fast down the mountains. They know it obviously by heart. As Wael told us "we grew up here, we know every stone". Before Wael and his family were living down in the valley, but they left in 1980 to be closer to the school and other services. Wael and his family still come almost every day to take care of the lands. Sometimes the Israeli soldiers come to harass them and asked them to leave. All this valley is coveted by the Israeli authorities. On part of it is planned a new settlement which will become a link between Gilo and Har Gilo settlements. On other part is planned a "park" for the enjoyment of the Israelis. What is sure is that the lands will be taken away from their owners, the Palestinians who have been cultivating them for generations and generations. They have the papers, but once the owner died their sons cannot even registered the lands under their name. This is just another way for Israel to disguise land theft with legal excuses, arguing that the Palestinians do not have proof of ownership.

We had a wonderful day down in this valley. The children were playing up in the trees, laughing playing while also working hard. The landscape is stunning. The apricots were delicious but the taste was still a bit bitter, thinking that probably next year or the year after, they will certainly be out of reach for Wael's family.

The court cases concerning the route of the Wall around Al Walaja, Beit Jala and cremisanare still pending, but the bulldozers are working everyday, creating facts on the ground and altering the landscapes forever.

---Français----------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Il a faire une belle marche pour atteindre le fond de la vallée d'Al Walaja et les terres de la famille de Wael Al-Araj pour y ramasser les abricots. 
 Nous avons d'abord traversé le Mur de séparation. Il y a toujours une ouverture comme le Mur n'est pas fini dans cette zone, mais pour combien de temps? Une fois que le Mur sera achevé et encerclera Al Walaja, il y n'aura probablement plus d'accès possible à ces terres.

Les enfants et Wael ont dévalé très vite le flanc de la colline. Ils semblent à l'évidence en connaître les moindres recoins. Selon Wael: "nous avons grandi ici, nous connaissons toutes les pierres".  

Avant Wael et sa famille vivaient dans la vallée, mais ils ont dû partir en 1980 pour se rapprocher de l'école et d'autres services de base. Wael et sa famille viennent cependant presque tous les jours sur leurs terres pour en prendre soin. Parfois, les soldats israéliens viennent les harceler et leur  demandent de partir. 

Tout cette vallée est en fait convoitée par les autorités israéliennes. Sur une partie de celle-ci est prévue une nouvelle colonie qui fera le lien entre les colonies déjà existantes de Gilo et Har Gilo. Sur une autre partie est prévue un "parc" pour le plaisir exclusif des Israéliens. Ce qui est sûr, c'est que les terres seront enlevées à leurs propriétaires, les Palestiniens qui les ont cultivées depuis des générations et des générations. Ils ont les papiers, mais une fois que le propriétaire est décédé leurs fils ne peuvent même pas enregistré les terres sous leur nom. Ainsi Israël justifie ces spolations au niveau illégal, en pretextant que les Palestiniens ne peuvent pas prouvés qu'ils en sont les propriétaires.

Nous avons passé une merveilleuse journée dans cette vallée. Les enfants jouaient dans les arbres, et riaient sans cesse tout en travaillant. Le paysage était magnifique. Les abricots étaient délicieux, mais leur  goût était un peu amer, l'amertume de savoir que probablement l'année prochaine ou l'année d'après, ils seront certainement hors de portée pour la famille de Wael.

Les procédures juridiques concernant la route du Mur autour de Al Walaja, Beit Jala et cremisan sont toujours en cours, mais les bulldozers travaillent tous les jours, et créent des faits sur le terrain qui sont en train de modifier les paysages à jamais.


Wednesday, June 06, 2012

A Palestinian is dying for freedom and dignity / Un palestinien est en train de mourir pour la liberté et la dignité


Mahmoud Sarsak est un Palestinien de Gaza, membre de l'equipe nationale palestinienne de football. il a été arrêté à Erez (passage entre Israel et Gaza) en juillet 2009 alors qu'il se rendait en Cisjordanie pour un match. Depuis il est emprisonné depuis sans avoir été inculpé; sans jugement. Sa détention est arbitraire et contraire au droit international.
Il est en grève de la faim depuis 80 jours, son état est critique, et il va mourir surment dans les prochains jours si rien n'est fait pour réclamer sa libération immédiate. Mahmiud a déjà perdu 33% de son poids, et souffre d"étourdissement et de douleurs.
Le silence des médias, de la fédération internationale de football est affligeant.
Mahmoud ne veut pas être le champion de la grève de la faim, il veut pouvoir être libre tout simplement.

Monday, May 28, 2012

Reclaiming the land: A week of direct action and sumud in the West Bank / Se réappropier la terre: un week end d'actions directes et de sumoud en Cisjordanie, 28.05.2012



Tuqu', reclaiming lands close to Teqoa settlement, 26.05.2012



Building homes in Um Fagarah, South Hebron, 26.05.2012





Women action in Nabi Saleh Spring; 27.05.2012

It was a great week end of direct actions and "sumud" in the West bank. "Sumud" is an Arabic term, quite difficult to translate, with characterize the steadfastness of many Palestinians simply to hold on to their lives and lands and never give up. A resistance that is not often publicized but that is deep and well-entrenched in Palestinian society, especially in rural areas. 

There were at least three direct successful actions organized just this week end. On Saturday, the farmers of Palestinian farmers of Tuqu' village, together with activists, manage to reach their lands close to the illegal settlement of Teqoa. The farmers have not been able to work on these lands since 5 years. Soon after they arrived, settlers and Israeli army and police arrived and attempted to stop their work. Settlers were accompany with guns and dogs to scare the farmers; in vain. The settlers were freely going around the Palestinians, taking pictures and videos from close, making nasty comments to try to provoke..all in vain. The Palestinian farmers, some of them very old, just ignore them and work around the trees. They also ignore the Israel soldiers and police who also tried to stop them from time to time. Some Israeli soldiers even tried to snatch some of the tools. Repeatedly the Israeli commander was asked to request the settlers to leave from the Palestinian private lands but he did nothing and the settlers continued their provocation.  After two hours, the Israeli army brought a closed military zone order and ordered the Palestinians and activists to leave the area while the settlers were allowed to stay. It was a blatant example to see where the Israeli army stands: with the settlers. The signs of collusion were all over, with Israeli soldiers and police concerting with the settlers about what to do; talking and joking with them.
 Still the action was considered as a success, as lands were reached and worked on. The Palestinian farmers vow to come back and not let their lands abandoned and taken over by the settlers.

On the same day; home building was organized in the small community of Um Fagarah in the South Hebron Hills.
 Um Fagarah is a small village located in Area "c" under full Israeli military and administrative control. The village's economy has been heavily affected by settlers' attacks targeting their main source of income, sheep. The village consists of a handful of caves, tents and some stone constructions. On November 24 2011, the Israeli army demolished several huts, the mosque and detained two girls.On April 2012,  electricity pylons were also demolished. The village has no paved road and no access to electricity or water systems. It is clear from all the policies used by the Israeli army and settlers that they want the community to go. But the Palestinians from Um Fagarah are adamant to stay in their lands. Last week, a campaign has been launched to build homes, even without permits which are never anyway provided by the Israeli authorities. Israeli and international activists joined the villagers and work all day. At the end of last Saturday, a home was almost completed and now another one is also nearly done. The aim is to build 15 houses in this community and then move to another place in South Hebron. To build where the Israeli army previously demolished sends a strong message that the Palestinians are not only staying and not giving up; but are actively resisting and putting in place continuous tactics to face any attempt to ethnically cleansed them from some areas, and are able to network to raise awareness on their cause, even in the most remote areas.

The next day, another direct action was organized in Nabi Saleh. It is the second time that a women-only action took place in the Nabi Saleh spring. Palestinian, Israeli and international women came together to the spring of Nabi Saleh which was confiscated two years ago by the settlers to have a picnic. The action can sound a bit trivial but again it is a direct way to reclaim the land as Palestinian and to say: we will not leave the area to the settlers. Already the settlers did change the place, by adding some benches and wooden decks, and also some Hebrew and Israeli flags. At the beginning activists put down the Israeli flags. 
The fact that there were only women obviously confuses the Israeli soldiers and the settlers. They just dont know how to deal with a group of women. One Israeli soldier apparently asked to see the man in charge! The women just continued to sing and enjoy their picnic, even when a couple of settlers; one of them armed walked around the spring; obviously very angry to find some Palestinian women with Kuffieh and singing loudly in Arabic. Ultimately they were asked by the Israeli soldiers to leave, and they did. At the end there were some very interesting discussion between the women about what to do next and what could be expected from the participation of Israeli women activists in an action that was primarily intended to be led by the Palestinian women who unfortunately were outnumbered yesterday . Those debates are certainly useful and food for thoughts. Such actions reveal the potential of women-only action but also the need to bring it to another level.

These three successful actions of reclaiming lands by direct actions were inspiring for anyone participating. For sure, they were also some aspects that need to be reflecting on so that they can improve. It is only if they are repeating over time and in many places that one could hope for a long-term result. But  I do not want to sound that these actions are setting an example for the "good kind" of resistance; I do think that change will come from different directions, where different tactics, such as BDS; demonstrations or direct actions will all have their role to play. They are complementary not exclusive of each other.

---Français---------------------------------------------------------------------------------------------------------------

C'était un week end rempli d'actions directes et de "Sumoud" en Cisjordanie. 
 "Sumoud" est un terme arabe, assez difficile à traduire, qui caractérise l'attitude ferme de nombreux Palestiniens de simplement s'accrocher à leurs vies et à leurs terres sans jamais abandonner et partir. Une forme de résistance, très ancrée dans le quotidien,  qui ne trouve pas beaucoup de répercussion dans les médias , mais qui est profonde et bien enracinée dans la société palestinienne, en particulier dans les zones rurales.
Il y avait au moins trois actions directes réussies organisées ce week-end. Le samedi, les fermiers palestiniens du village de Tuqu ', accompagnés d'activistes, sont parvenus à atteindre leurs terres à proximité de la colonie illégale de Teqoa. Les agriculteurs n'avaient pas été en mesure de travailler sur ces terres depuis 5 ans!  Peu après leur arrivée, les colons et
la police et l'armée israélienne sont arrivés et ont tenté d'arrêter leur travail. Les colons, pour certains armés; étaient accompagnés de chiens pour intimider les fermiers et activistes, en vain. Les colons ont été libres de se promener  autour des Palestiniens, de prendre des photos et des vidéos, de faire des commentaires désagréables pour essayer de les provoquer .. en vain. Les fermiers palestiniens, dont certains étaient très vieux, les ont ignorés et ont continué leur travail autour des arbres. Ils ont aussi ignorer les soldats israéliens et la police qui ont également essayé de les arrêter de temps à autre. Certains soldats israéliens ont même essayé d'arracher à quelques-uns leur outils. À plusieurs reprises les Palestiniens ont demandé au commandant israélien d'ordonner aux colons de quitter ces terres palestiniennes privées, mais il n'a rien fait et les colons ont poursuivi sans cesse leurs provocations. Après deux heures, l'armée israélienne nous a présenté un ordre de zone militaire fermée et a ordonné aux Palestiniens et activistes de quitter les lieux  alors que les colons ont été autorisés à rester. C'etait encore un exemple flagrant de la manière dont l'armée israélienne soutient en toute circonstance les colons. Les signes de collusion étaient partout: les soldats et la police israéliennes n'arrêtaient pas de se concerter avec les colons sur la démarche à suivre, et de discuter et de plaisanter avec eux.
 Toutefois l'action a été considérée comme un succès, dans la mesure où les fermiers ont pu atteindre ey travailler sur leurs terres ne serait-ce que deux heures.
Le même jour, la construction de maisons était aussi organisée dans la petite communauté de Um Fagarah Um dans les collines
du Sud d'Hébron, une zone très isolée, où les petites communautées sont souvent la cible d'attaques de colons et subissent de nombreuses démolitions .

 
Um Fagarah est un petit village situé en zone "c" sous le contrôle militaire et administratif israélien. L'économie du village a été durement touchée par les attaques des colons ciblant leur principale source de revenus: l'elevage. Le village se compose de quelques grottes aménagées de manière très rudimentaire, de tentes et de quelques constructions en pierre. Le 24 Novembre 2011, l'armée israélienne a démoli plusieurs habitations ainsi que la mosquée et a arrêté deux jeunes filles qui protestaient contre les démolitions. En Avril 2012, les pylônes électriques ont également été démolis. Le village n'a pas de route goudronnée et aucun accès aux réseaux d'électricité ou d'eau. Il est clair de toutes les politiques utilisées par l'armée israélienne et les colons qu'ils veulent en finir avec la communauté de Um Fagarah. Mais les habitants restent fermes dans leur volonté de rester sur leurs terres. La semaine dernière, une campagne a été lancée pour construire des maisons, même sans permis qui ne sont jamais de toute façon fournis par les autorités israéliennes. Des activistes israéliens et internationaux se sont joints aux villageois et ont travaillé avec eux toute la journée. Samedi dernier, une maison a été presque terminée et maintenant une autre est également presque achevée. L'objectif est de construire 15 maisons dans cette communauté et de passer ensuite à une autre localité de la région. Construire là où l'armée israélienne a précédemment démoli envoie un message fort que les Palestiniens ne sont pas seulement près é rester et à ne pas abandonner leurs terres, mais qu'ils résistent d'une manière très concrète et active en mettent constamment en place des tactiques pour faire face à toute tentative visant à
nettoyer ethniquement  certaines régions de leurs habitants, et qu'ils sont capables de développer des réseaux de solidarité pour sensibiliser le public à leur cause, même dans les zones les plus reculées.
Le lendemain, une autre action directe était organisée à Nabi Saleh. Cest la deuxième fois qu'une action menée par les femmes a eu lieu à la source d'eau principale de Nabi Saleh. Des Palestiniennes, avec des femmes israéliennes et internationales se sont rejointes autour de la source, confisqué il ya deux ans par les colons, pour partager un pique-nique. L'action peut sembler un peu triviale, mais c'est encore un moyen direct de se réapproprier les terres palestiniennes spoliées et une manière de dire: nous ne laisseront pas ces terres palestiniennes aux colons. Déjà, les colons se sont appropriés la source, en y ajoutant quelques bancs et terrasses en bois, et aussi des drapeaux israéliens et des panneaux en hébreu. Au tout début du picniques, des activistes ont arraché les drapeaux israéliens, signifiant ainsi que cette action se veut être politique.
Le fait qu'il n'y avait que des femmes confond évidemment les soldats israéliens et les colons. Ils ne ne sais pas comment réagir face à un groupe de femmes déterminées. Un soldat israélien a apparemment demandé à voir l'homme en charge! Les femmes ont juste continué à chanter et à profiter de leur pique-nique, même quand quelques colons; l'un d' entre eux armé, sont arrivés et ont marché autour des femmes, de toute évidence très en colère de trouver des femmes palestiniennes avec des Kuffieh qui chantaient bruyamment en arabe. Finalement, ils sont partis à la demande des soldats israéliens, et ils l'ont fait.
 A la fin du pique-nique; il y a eu aussi une discussion très intéressante entre les femmes au sujet de futures actions et ce qui est attendu de la participation des femmes activistes israéliens dans une action qui était au départ principalement destinée à être dirigée par les femmes palestiniennes qui etaient malheureusement pas en grand nombre hier. Ces débats sont très utiles et des pistes de réflexion ont été lancées afin que toutes les femmes soient sur la même longueur d'ondes sur le but et la manière dont ce genre d'ations doivent être menées. Ces actions révèlent tout le potentiel des actions menées seulement par des femmes mais aussi la nécessité de les amener à un autre niveau et d'assurer une participation prépondérante des Palestiniennes.
Ces trois actions assez réussies de réappropriation des terres par des actions directes ont été une vraie  source d'inspiration pour tous ceux qui y ont participé. Certes, ils y avaient également certains aspects qui laissaient à désirer qui doivent nourrir une réflexion afon d'améliorer les actions futures.  C'est aussi seulement si elles se répètent au fil du temps et qu'elles se multiplient dans des nombreux endroits que l'on pouvait espérer un résultat à long terme, au-delà des changements très concrets qu'ils puissent apporter aux communautés qui en béneficient.
 Mais je ne veux pas que mes propos sonnent comme si ce type actions étaient un exemple pour le "bon type" de la résistance.  Je pense que le changement viendra de différentes directions, où des tactiques différentes, telles que le BDS,les manifestations de masse  ou des actions directes ont toutes leur rôle à jouer. Elles sont complémentaires et pas exclusives les unes des autres.

Friday, May 25, 2012

back to the protests in the West bank: Nabi Saleh / De retour aux manifestations en Cisjordanie: Nabi Saleh, 25.05.2012


(c) Anne Paq/Activestills.org, Nabi Saleh, 25.05.2012.



Nabi Saleh Women March to Confiscated Spring 
 
Nabi Saleh's women have taken forefront of this small villages' struggle. This week they led a women's march to the spring confiscated by settlers, nearly reaching it despite military violence. 

The army has blocked all entrances to Nabi Saleh this week, aiming to prevent dozens of supporters to reach the village's demonstration. Nevertheless, most activists were able to circumvent the checkpoints and make it to the village on time to join the protest. Some one hundred people participated in the march that left from the center of the village shortly after the Friday prayer and made its way towards the main road.
Protesters were instantly met by military violence in the form of tear-gas canisters, rubber coated bullets and extensive use of the "skunk" – a water canon containing foul-smelling liquid which is used to disperse protesters. While some clashes between the local youth and the army began to erupt, a group of approximately 20 women made its way to the spring that was confiscated by settlers of the adjacent Halamish. They were able to get approximately 15 meters from the spring when the army decided to push them back towards the village, mainly by using tear-gas canisters, some aimed directly at women, against the army's own open fire regulations.  At the same time, the army also raided the village and shot tear-gas canisters and rubber coated bullets inside residential areas. Two were injured from rubber coated bullets and were treated in the field. No arrests were reported.

----Français--------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Comme à son habitude l'armée israélienne n'hésite pas de changer ses tactiques pour essayer de supprimer les manifestions dans le village de Nabi Saleh. Ainsi aujourd"hui toutes les routes d'accès au village étaient fermées par des barrages. Les activistes n'en ont pas été découragés pour autant et sont parvenus à atteindre le village, pour la plupart en marchant par les montagnes.

La marche des manifestants s'est très vite heurtée à la repression brutale de l'armée israelienne qui a lancé des gaza lacrimogènes, tiré des balles en metal recouvertes en caoutchouc et a aspergé un liquide nauséabond directement sur les manifestants non-armés. 

Une des specificités du village de Nabi Saleh est la présence des femmes en première ligne. Celles-ci ont encore fait preuve de courage et de tenacité en descendant la colline en direction de la source d'eau du village confisquée par les colons deux ans auparavant. La tactique consistait à avancer en direction des soldats puis de s'asseoir; et de recommencer à avancer une par une, ce qui a réussi à destabiliser les soldats. Les activistes sont ainsi parvenues à se rapprocher de quelques dizaines seulement de la source. Mais les soldats ne pouvaient plus tolerer cet affront de ces femmes qui osaient les defier avec nulle autre armes que leur intelligence et courage. Alors ils se sont mis à leur jeter des vombes assourdissantes et des grenades de gaz lacrimogène, certaines tirées à hauteur des têtes. Le groupe de femmes a dû remonter au village, tandis que les affrontements entre les soldats et les jeunes palestiniens continuaient. Mais elles ont montré, encore une fois, qu'elles avaient toute leur place dans la résistance populaire. Parmi elles, une jeune femme palestinienne, non-voyante est descendue guidée par ses camarades de lutte. Elle porte en elle certainement plus de courage que tous ses soldats israéliens, qui n'ont pas hésité à tirer sur un groupe de femmes non-armées afin de les tenir à distance. Qu'ils soient assurés qu'elles reviendront, semaine après semaine jusqu"à ce que justice soit faite.