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Tuesday, December 06, 2016

Conference à Paris le 12 décembre- Gaza: des familles en quête de justice



Invitation conférence

Le magazine en ligne Orient XXI, l’équipe du webdocumentaire « Obliterated Families », l’ACAT (Action des chrétiens pour l’abolition de la torture), le CCFD-Terre Solidaire, l’Institut du Monde Arabe
En partenariat avec ActiveStills, Al Mezan Center for Human Rights, Solivr, Middle East Eye et The New Arab

Vous convient lundi 12 décembre de 19h à 21h à la conférence « Gaza : des familles en quête de justice »

Rencontre Langue et mémoire
Autour du webdocumentaire « Obliterated Families »
Auditorium de l’Institut du Monde Arabe
1, rue des Fossés-Saint-Bernard, 75005 Paris
(Entrée libre dans la limite des places disponibles / Ouverture au public à 18h30)

En présence de :
  • Anne Paq et Ala Qandil, co-auteures du webdocumentaire et respectivement photographe du collectif Activestills et reporter
  • Hélène Legeay, responsable Maghreb et Moyen-Orient à l’ACAT
  • Mahmoud Abu Rahma, responsable Relations internationales au Centre Al Mezan des droits humains à Gaza
  • Ramsis al-Kilani, membre d’une famille de victimes
  • Conférence animée par Sylvain Cypel, journaliste membre de la rédaction d’Orient XXI

Le webdocumentaire « Obliterated Families », véritable plongée dans la réalité glaçante de Gaza, relate l’histoire de dix familles dont les vies ont été détruites par l’offensive israélienne de juillet 2014 http://obliteratedfamilies.com/fr/. Il sera pour la première fois en France présenté lors d'une rencontre au grand public.

Gaza, 17 juillet 2014. Au cours de l’offensive israélienne dite « Bordure protectrice » dans la bande de Gaza, un missile s’abat sur le toit de la maison de la famille Shuheibar, où cinq enfants nourrissent des pigeons. Il tue une petite fille de 8 ans, Afnan, et deux petits garçons de 9 et 10 ans, Wassim et Jihad. Il blesse également grièvement deux garçons de 15 et 9 ans, Udai et son cousin Bassil.

Seront également évoqués durant cette conférence les bombardements israéliens sur la bande de Gaza en 2014, le combat pour la justice des familles de victimes, et le travail des ONG contre les violations du droit international. Le 29 juin 2016, la famille Shuheibar, présentée dans le webdocumentaire, a porté plainte en France pour complicité de crime de guerre et homicide involontaire contre l’entreprise française Exxelia Technologies [1].

Selon l’ONU, l’opération israélienne « Bordure protectrice » a causé la mort de 1 462 civils palestiniens, dont 551 enfants et 299 femmes.

Contacts presse :

Note :

Tuesday, June 07, 2016

Le projet Obliterated Families bientôt fini- appel à soutien


Voilà la raison principale de mon silence sur le blog : je travaille depuis presque deux ans sur le projet Obliterated Families. Une documentation des familles de Gaza dont la vie a été bouleversée à jamais par les attaques israéliennes. Des familles entières onté été tuées. On les a comptées, répertoriées. Les listes des noms, avec les âges de chacun-e ont été établies. Mais que sait-on d'elles ? Qui sont ces disparu-e-s ? Comment les survivants font face ? Est-ce qu'un jour justice sera faite ?

Il y a deux ans j'étais en europe et je commençais à réaliser en Juin que les choses allaient empirer. Lorsque l'offensive a commencé, ma vie a basculé. Je ne pouvais pas rester en Europe alors que Gaza, une nouvelle fois, était sous les bombes. Je suis partie sans hésiter. Pas parce que je voulais jouer les héroïnes, mais parce que je ne pouvais pas faire autrement. Je ne suis ensuite plus revenue en arrière. Alors que je documentais les attaques, et que les jours défilaient, amenant leur lots d'horreurs, je réalisais à quel point nous- journalistes et photographes- perdions le fil. Les détails personnels disparaissaient pour laisser place aux photos chocs des blessés, des corps mutilés. Même les noms devenaient des informations difficiles à obtenir dans le chaos de la guerre. Comment donner un sens à tout ça ? Comment retrouver les familles et reconstruire leur histoire, dans une course contre l'oubli ? Je suis retournée sur place après le cessez-le-feu. Peut-être aussi une manière à moi de faire face à mon propre traumatisme.

Il a fallu retrouver les traces avant qu'elles disparraissent. Des photos, des bribes de vie, un sac d'école qui ne servira plus, le maquillage qui prend la poussière, les jardins enfouis sous les décombres, un bureau qui a perdu son architecte. Les survivants qui décrivent comment c'était, la vie tous ensemble, avant cet été fatal de 2014 où les bombes aveugles se sont mises à pleuvoir sur la plus grande prison à ciel ouvert du monde. Pas d'endroit pour se protéger. Il s'agissait d'attendre la mort, et de se préparer toujours au pire. Souvent alors dans ces moments là, les familles préféraient se regrouper. D'autres faisaient le choix de se séparer, en se disant que peut-être comme cela une partie de la famille allait survivre.

Le pire c'est que si vous vous en sortez, vous vivez dans l'angoisse de la prochaine offensive. Ce n'est qu'une question de temps. Le traumatisme devient un état permanent. Des générations PTSD.
Alors il faut se battre, pour dire haut et fort que ces familles méritent justice . Qu'elles ne peuvent pas juste disparaître ainsi de la surface de la terre, sans que personne ne se dresse contre ces crimes.
Ces fantômes de Gaza devraient hanter les consciences, car si Israël a pu mener ces bombardements dont les principales victimes ont été des victimes, c'est grâce que soutien de la communauté internationale. Il ne faut pas que cela recommence.

Alors regardons ces familles bien en face, comprenons qui elles étaient, réalisons à quel point elles ne méritaient pas ça. Et agissons.

Voila nous avons un mois pour boucler le web documentaire.


Vous pouvez nous soutenir sur notre page de financement participatif :

Monday, July 06, 2015

Call for action: Gaza #ObliteratedFamilies street exhibits /


(c) Anne Paq/Activestills.org

Photo: Nabil Syam (33), whose arm was amputated following his injuries, stands with his only child who survived, Bader, also seriously injured in the attack. Nabil lost his wife, and 4 of her 5 children. In total 13 members of the Syam family were killed while they were fleeing in the street. 


Photo: Nabil Syam ( 33 ) avec son fils de quatre ans, Bader, dans la rue où ils ont été attaqués, à quelques mètres de leur maison alors qu'ils fuyaient avec une trentaine de membres de leur famille. Nabil, dont le bras a été attaqué à la suite de ses blessures, a perdu sa femme et quatre de ses cinq enfants. Bader a été grièvement blessé. Au total, 13 membres de la famille ont été tués Syam. 


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(Français suit)

One year already, and Gaza is still in ruins while victims wait for justice. 

More than 140 families lost more than three members or were wiped out entirely during the 2014 Israeli military offensive in Gaza.

#ObliteratedFamilies is an Activestills project telling the stories of these families produced in collaboration with Al Mezan Center for Human Rights.

One year after the beginning of the Israeli military offensive on the Gaza Strip, the situation in Gaza is appalling. It is intolerable to think that the survivors are left alone in the ruins with the pain of losing loved ones and no prospect of a better future.

Activestills collective calls upon activists and persons of conscience to spread these photos in their communities by making available an exhibition kit including digital images ready to be printed and explanatory text.

In return, we ask that you to send us back photos of the street exhibits, with the location so we can invite people to see it; and to put it on social media with the hashtag #ObliteratedFamilies. 

All you need is to set up a small team to make it happen.

Download your exhibit kit here: http://bit.ly/1CNMj8x



For any question please contact us at: obliteratedfamilies@gmail.com



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Un an déjà, et à Gaza est toujours en ruines alors que les victimes attendent justice.

Plus de 140 familles ont perdu plus de trois membres ou plus au cours de l' offensive militaire israélienne à Gaza de l'été 2014.

#ObliteratedFamilies (familles décimées) est un projet de Activestills pour raconter les histoires de ces familles, produites en collaboration avec le Centre Al Mezan pour les droits de l'homme.

Un an après le début de l'offensive militaire israélienne sur la bande de Gaza, la situation à Gaza est toujours désastreuse. Il est intolérable de penser que les survivants sont laissés seuls dans les ruines avec la douleur de la perte de leurs êtres chers et aucune perspective d'un avenir meilleur.

ActiveStills appelle les activistes et les personnes de conscience pour diffuser ces images dans leurs communautés en mettant à disposition un kit d'exposition comprenant des images numériques prêtes à être imprimé,  un texte explicatif et les légendes.

En retour, nous vous demandons de nous renvoyer les photos des expositions de la rue,  en indiquant  l'emplacement afin que nous puissions inviter les gens à la voir; et de le mettre sur les médias sociaux avec le tag: #ObliteratedFamilies.

Il faut simplement une petite équipe et un budget modeste pour mettre en place les expositions.


Téléchargez votre kit d'exposition en français ici:

https://drive.google.com/folderview?id=0B1zDVXgj4hOffnppREs5clRmckRaOTBGbDhBYW5SZXpVaFpLcVJVRGxTV0pKd0ZSa0drQTA&usp=sharing


Pour toute question contactez-nous à: obliteratedfamilies@gmail.com





Tuesday, March 17, 2015

Back to Gaza..still in ruins / De retour à Gaza, toujours en ruines.




(c) Anne Paq/Activestills.org, Zawaydeh village, 17.3.2015

How to forget when you see the ruins of your homes in front of your shelter?

Children the family of Suleiman Abu Darouj play in front of their shelter next to the ruins of their destroyed home in Zawaydeh village, Gaza Strip, March 17, 2015. During an Israeli attack, 5 members of the Abu Darouj family were killed, including two children.




Friday, February 20, 2015

Gaza Storm, 19.2.2014






(c) Anne Paq/Activestills.org, Gaza, 19.2.2015

The storm is still here...wind is very strong and there were some heavy rains yesterday. As usual, due to poor infrastructure, the streets of Al-Shati camp were flooded.
I have been visiting many makeshift shelters the last days- poor infrastructures made out of plastic, woods and sheet metal- and I am wondering how the families cope with the weather. This is not fun for them. Most are deprived of electricity or heaters. This just adds to an already very miserable situation.

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La tempête est toujours là ... le vent souffle très fort et il y eu des fortes pluies hier. Comme d'habitude, en raison des infrastructures défaillantes, les rues de camp d'Al-Shati ont été inondées.
Ces derniers jours, je me suis rendue dans plusieurs abris de fortune- fabriqués à partir de toiles de plastique, des bouts de bois et de la tôle et je me demande comment les familles arrive à faire face à cette tempête. Ce n'est pas amusant pour eux. La plupart sont privés d'électricité ou de chauffage. Le mauvais temps ne fait que détériorer une situation misérable. Il pleut souvent sur les gens déjà mouillés.




Friday, February 13, 2015

Just a little bit of breathing / Une petite bouffée de respiration , 13.2.2015











(c) Anne Paq/Activestills.org, February 13, coast of Gaza city, 2015

Today I decided to take it easy and the most natural place to go to breathe was the beach and the harbour.

The sea remains one of the few open space where Palestinians from Gaza can go and try to relax despite a very dire humanitarian situation and the trauma following the last summer Israeli military offensive.

Tonight the strong wind is back..affecting tens of thousands of displaced Palestinians. So do not take these photos for a "glimpse of hope": the situation is still desperate and outrageous.

Its just about breathing a little, and trying to forget in the strong winds the tons of problems and the uncertainty of the future.


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Aujourd'hui j'ai décidé d'avoir un jour un peu plus relaxant et l'endroit le plus naturel pour aller respirer ici est la plage et le port.

La mer offre l'un des rares espace ouvert où les Palestiniens de Gaza  peuvent se rendre pour essayer de se détendre en dépit d'une situation humanitaire désastreuse et le traumatisme suite à l'offensive militaire israélienne de l'été dernier .

Ce soir, le vent fort est de retour..affectant des dizaines de milliers de Palestiniens déplacés  qui vivent souvent dans des abris précaires. 
Alors ne prenez pas ces photos comme représentant une lueur d'espoir, la situation est toujours désespérée et insupportable.

Il s'agit de juste reprendre un peu sa respiration, et essayer d'oublier dans les grandes bouffées de vent les milliers de problèmes et le futur incertain.

Wednesday, February 11, 2015

A storm in Gaza /Une tempête à gaza












 (c) Anne Paq/Activestills.org, Gaza, 11/02.2015

As I can still hear very strong wind, thinking about all the displaced Palestinians who live in makeshift shelters and damaged houses.

Alors que j'entends toujours le vent,  je pense à tous les Palestiniens déplacés qui vivent dans des abris de fortune, des maisons à moitié démolies.

Monday, February 09, 2015

Back to Gaza, 07.02.2015




(c) Anne Paq/Activestills; Gaza, 07.02.2014

Yes I am back after quite a very necessary break.
The situation on the ground is still a disaster (made by men). Anger and frustration everywhere.
More updates soon.
Also about the square photos; I am on Instagram @Anne Paq

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Voilà, je suis de retour après une pause très nécessaire.
La situation sur le terrain est toujours une catastrophe (faite par les hommes). La colère et la frustration sont partout.
Plus de photos très vite.

Aussi à propos des photos carrées:  je suis sur Instagram @Anne Paq

Tuesday, January 20, 2015

"Impossible to forget"-Shattered families from Gaza deadly summer / "Impossible d'oublier"- Des familles décimées cet été à Gaza




Left: Nabil, a vegetable farmer, and Bader (4), his only child who survived the attack. Nabil, whose left arm had to be amputated, lost his wife, Shirin, and four children: Mustafa (9), Ghaida (7), Abdulrahman (6) and Dalal (9 months). Bader lost a kidney due to his injuries, and is afraid to leave the home. The extended family was hit by two missiles as they were fleeing in the street, just a few meters from their doorstep. Twelve family members were instantly killed, including two of Nabil’s brothers. Another family member, 16-year-old Mohammed, died in November from his injuries while receiving medical treatment in Turkey.

Right: The dress that Nabil bought for his daughter Ghaidaa for Eid, the celebration at the end of Ramadan, hangs next to a poster with the photos of his loved ones who were killed. Nabil said: “It’s very difficult. It’s shocking to lose the people who represent all my memories. It’s impossible to forget.”
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You may have wondered where I have been the past two months. Well after my last stay in Gaza,  I did quite a lot of travelling and catching up with life, friends and families. 
It was badly needed after a very difficult year.
 I am currently in Brazil having some good time (will post a few pics), and trying to disconnect before going back to Gaza to continue my work on the aftermath.

I was just published on Electronic Intifada, this is an on-going investigation on the families whose lives were shattered this summer during which 142 families lost at least three members. How can we comprehend such loss? How do the survivors cope?

This is undeniably the most difficult project I have undertaken. 

More here:

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Photo:
Gauche : Nabil , un agriculteur, et Bader ( 4 ans ) , son seul enfant qui a survécu à l'attaque . Nabil , dont le bras gauche a dû être amputé , a perdu sa femme  Shirin , et ses quatre enfants : Mustafa (9 and)  Ghaida (7 ans) , Abdulrahman (6 ans) et Dalal (9 mois) .

Bader a perdu un rein en raison de ses blessures, et a peur de quitter la maison . La famille élargie a été frappée à quelques mètres de leur porte par deux missiles alors qu'ils fuyaient.
Douze membres de la famille ont été tués sur le coup , dont deux des frères de Nabil . Un autre membre de la famille, Mohammed (16 ans) est décédé en Novembre de ses blessures alors qu'il était soigné en Turquie .

Droite: La robe que Nabil avait acheté pour sa fille Ghaidaa pour l'Aïd , la célébration à la fin du Ramadan, pend à côté d'une affiche avec les photos de ses proches qui ont été tués . Nabil a déclaré: « C' très difficile. Il est choquant de perdre les gens qui représentent tous mes souvenirs . Il est impossible d'oublier " .

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Vous vous êtes peut-être demandé où je suis passée ces deux derniers mois.

En fait, après mon dernier séjour à Gaza, j'ai beaucoup voyagé et essayé de profiter de la vie, retrouver les amis et passé du temps avec ma famille. Il était nécessaire de faire une pause et de reprendre mon souffle après une année très difficile . Je suis actuellement au Brésil pour du bon temps ( je posterai quelques photos ) , et j'essaye de "déconnecter" avant de retourner à Gaza pour poursuivre mon travail sur les conséquences de cet été.

Je viens d'être publiée sur Electronic Intifada. C'est mon travail en cours sur les familles dont les vies ont été brisées cet été où 142 familles ont perdu au moins trois membres . Comment pouvons-nous comprendre ce que signifie cette perte ? Comment les survivants font face ?

C'est indéniablement un de mes projets les plus difficiles à porter :

Plus ici:

Sunday, November 09, 2014

Gaza année zero: Khuza'a, Gaza Strip, 9.11.2014


(c) Anne Paq/Activestills.org,  Khuza'a, Gaza Strip, 9.11.2014

No comment./
Because, sometimes, you just want to share a photo

Sans commentaires. 
Parce que des fois, il s'agit juste de partager une photo

Friday, November 07, 2014

Gaza année zero: Adnan al-Najjar-, Khuza'a, Gaza Strip, 7.11.2014


(c) Anne Paq/Activestills.org, Khuza'a, Gaza Strip, 07.11.2014

This is a portrait taken today in Khuza'a of Adnan al-Najjar.

He currently lives in his half destroyed home that is totally unsafe and riddled with big holes barely covered by wood and plastic sheet.

All the rooms are gone, except the living room where he sleeps with his wife, and sometimes his children (sometimes they go to sleep in a caravan).

He says that he now prefers to die in his home rather than fleeing again.

Adnan evacuated Khuzaa days after his family. He wanted to stay to watch over his animals and the house. But the tanks came;, and more bombings, so he had to go. he flew with a white flag, and was injured after a shell fell near him.

All his animals were killed.

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Ceci est un portrait pris aujourd'hui à Khuza'a d'Adnan al-Najjar.

Il vit actuellement dans sa moitié maison détruite qui est totalement insalubre et criblée de trous béants  à peine couverts par des planches de bois et des plastiques.

Toutes les chambres ont été détruites (y compris la salle de bain, la cuisine et les toiltetes) sauf le salon où il dort avec sa femme, et parfois ses enfants ( ils vont dormir des fois dans une caravane).

Il dit qu'il préfère maintenant mourir dans sa maison plutôt que de fuir à nouveau.

Adnan a évacués Khuza'a des jours après sa famille. Il voulait rester pour veiller sur ses animaux et la maison. Mais les chars sont arrivés;, et d'autres bombardements, il a donc dû partir.  Il a fui avec un drapeau blanc, et a été blessé après  qu'un obus soit tombé près de lui.
Tous ses animaux ont été tués.


Wednesday, November 05, 2014

Gaza année zero (1)- a man-made disaster: rebuilding, which rebuilding?

Streets flooded in Gaza with the first rains/ Les rues inondées de Gaza avec les premières pluies

 I just saw a couple of bulldozers working around, this is totally inadequate equipment 
to clear up all this rubble
J'ai juste vu deux bulldozers, mais les équipements à Gaza sont totalement inadéquats pour dégager tous les gravats. 

 Straightening metal rods to recycle them / Redressement des tiges de métal pour les recycler


Central heating in Gaza 

 Toilet for a whole family- half of their home, including the bathroom, was destroyed
Toilettes pour une famille qui vit dans leur maison à moitié détruite, y compris les toilettes


 Pieces of wood used to cover the huge holes in the walls 
Des bouts de bois pour couvrir les trous béants dans les maisons

Many half destroyed homes are completely unsafe, but people have nowhere else to go
 Beaucoup de maisons à moitié détruites sont complètement insalubres et risques de s'écrouler, 
mais les familles n'ont nulle part où aller

 How this is going to hold with heavy rains and wind?
Comment tout cela va tenir avec les vents et fortes pluies?


 Since my last visit, more than one month ago, nothing changed on the ground in Shuajaiya
Depuis ma dernière visite il y a plus d'un mois, rien n'a changé sur le terrain à Shujaiya

Ridiculous means face of disaster / Des moyens dérisoires face au désastre

 Polluted water with the rains, the infrastructures were also badly damaged
L'eau polluée remonte à la surface. Les infrastructures ont aussi été fortement endommagées pendant l'offensive



(c) Anne Paq/Activestills.org, Gaza Strip; 03.11.2014

Rebuilding? You must be kidding..Nothing has changed on the ground, except that things are getting worse with the first rains, and the total closure of Rafah border. 
Many Palestinians in Gaza live in horrible conditions, with no hope that things will get better any soon. The aid does not seem to be getting in and is insufficient. Building materials are lacking, or rather absent. Many families live in half destroyed homes that are totally unsafe and might collapse soon. Pieces of woods, plastic, sheet are being used to cover holes or windows. Water is pouring down from ceilings and broken windows. Everything in certain parts of Gaza are covered by rubble, and everyone seems to be on the verge of exploding. Who would not be?
This is a disaster, made by men, now already forgotten by the media. 


--Français-------------------------------------------------------------------------------------------------------------

La reconstruction? Vraiment?
Rien n'a changé sur le terrain, sauf que les choses ont encore empiré avec les premières pluies, et la fermeture totale de la frontière de Rafah.
Beaucoup de Palestiniens de Gaza vivent dans des conditions horribles, sans espoir que les choses vont s'améliorer bientôt. L'aide ne semble pas vraiment arrivée, et reste insuffisante. Les matériaux de construction font défaut, ou sont plutôt complètement absents. Beaucoup de familles vivent dans des maisons à moitié détruites qui sont dangereuses et peuvent s'effondrer à tout moment. Des morceaux de bois, des bouts de plastique, des draps sont utilisés pour couvrir les trous béants ou les fenêtres. L'eau se déverse des plafonds et des fenêtres brisées. Tout, dans certaines parties de la bande de Gaza est recouvert par les décombres, et tout le monde semble être sur le point d'exploser. Qui ne le serait pas dans de telles conditions?
C'est un désastre, fait par des hommes, et déjà oublié par les médias.








Sunday, October 26, 2014

Urgent help needed for Palestinian family from Gaza / Aide urgente pour une famille de Gaza

Nasser and his children on top of the rubble of their home, September 2014

Nasser
 et ses enfants au-dessus des décombres de leur maison, Septembre 2014


(c) Anne Paq/Activestills.org, Juhor ad-Dik, Gaza; 19.09.2014

Dear all,

This is not a typical post. I want to ask today if some of you can help a family I know in Gaza to rebuild their home.


Please help us gather the necessary funds to build a simple home for the family of Nasser Abu Sa’eed that has had to suffer too much in the past years. Nasser and his family just lost their new home they just moved in 6 months ago after having lived in tents for three years. Their old home was attacked several times and during one such attack, Nasser’s wife was murdered.

Four years ago, Ni’meh, Nasser’s wife and mother of five, was murdered by fletchettes bombs in front of their home and parts of the house was damaged. Less than a year later, the house was shelled four times within minutes, injuring children and further damaging the house.
The next three years, the surviving family lived in several tents on their lands further inwards until they could move into a simple home earlier this year with the help of a fundraising campaign.
During the recent onslaught on Gaza, the family just managed to save their lives and is currently living in an overcrowded school while both their new home and their old one are completely destroyed. And though there are many families in similar situations, and it should not be the responsibility of individuals to rebuild the repeatedly destroyed lives and livelihoods in Gaza, the reality demands that we act where we can.

Needs:
Financial:
Around 6,000 US$ for the construction of a simple, two-room house with a tin roof and buying the basic furniture and materials (frigde, gaz cooker, etc.). 2,300 US$ have been collected in donations from Brazil and the U.S., leaving another 3,600 US$ will need to be raised.

Psychosocial:

Particularly the children are severely traumatized and need psychosocial care. Already two years ago, they were at a mental breaking point and received some support through Save The Children. The additional trauma of the last „war“ and the additional stress of living in a crowded school in Bureij makes an urgent intervention necessary.


References
Posts from Anne Paq:

We still need around 3,600 USD, if you can help, please contact me at annepaq@gmail.com

I will personally give the money and keep the donors updated with the rebuilding. I have known the family for four years now, and I have witnessed and documented the harsh conditions they were living in. I saw them living in fear in their home so close to the border, the children traumatized by the loss of their mother. I saw them after the 2011 attack during which some of the children were injured. Then I saw them struggling living in tents, trying to save and raise money to build a new house. The house was being built, bits by bits. I told Nasser than next time I would visit, I was hoping it would be in the new home. But for my next visit, there was no tents, no home, nothing left on his land, not even a tree. Everything has been destroyed during the Israeli offensive. Nasser and his family had to run away, and did not have the chance to take anything from the house. They saw the house being destroyed, as well as their dreams of starting a new happier chapter of their lives. 

I know there are many families in need in Gaza, and it's overwhelming. But we need to start somewhere.

As the winter is coming very soon, this is all the most urgent. I'll be back in Gaza in November and will visit Nasser's family then and give them whatever has been collected.



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Cher tous,

Il ne s'agit pas d'un post habituel.
 Je veux demander aujourd'hui si certains d'entre vous peuvent aider une famille que je connais dans la bande de Gaza pour reconstruire leur maison. 

Aidez nous à recueillir les fonds nécessaires pour construire une maison simple pour la famille de Nasser Abu Sa'eed qui a trop souffert ces dernières années. Nasser et sa famille viennent de perdre leur nouvelle maison dans laquelle ils venaient d'emménager 6 mois après avoir vécu dans des tentes pendant trois ans. Leur ancienne maison a été attaquée à plusieurs reprises par I'armée israélienne et pendant une de ces attaques, l'épouse de Nasser et mère de leur 5 enfants,  Ni'meh, a été tuée devant leur maison par un obus contenant des fletchettes.

Moins d'un an plus tard, la maison a été bombardée à quatre reprises, des enfants ont été blessés et l'étage où vivait Nasser et ses enfants a été détruit. C'était trop pour Nasser qui a décidé de quitter leur maison.
Les trois années suivantes, la famille a vécu dans des tentes sur leurs terres un peu plus loin de la frontière, tout en construisant une nouvelle maison modeste dans laquelle ils ont pu emménager début 2014, grâce notamment à des donations.

Mais lors de la dernière offensive israélienne contre Gaza, la famille a tout juste réussi à sauver leur vie en fuyant leur maison quelques minutes avant qu'elle soit bombardée.
La famille vit actuellement dans une école surpeuplée qui sert d'abri aux déplacés. S'il y a beaucoup de familles dans des situations similaires, et il ne devrait pas être incomber aux victimes la responsabilité de reconstruire leurs vies détruites à plusieurs reprises. La situation nous pousse à agir agir quand nous le pouvons. 

Besoins: 
financiers: 
Environ 6.000 US $ pour la construction d'une maison simple, de deux pièces avec un toit en tôle et pour acheter le mobilier de base (frigo, cuisinière à gaz, etc). 2300 US $ de dons ont été déjà recueillis  du Brésil et des États-Unis, mais 3600 $ US restent à être collectés.

psychosocial: 
En particulier, les enfants sont gravement traumatisés et ont besoin de soutien psychologiques. Il y a déjà deux ans, ils étaient déjà dans un état de détresse et ont reçu un certain soutien par Save The Children. Le traumatisme supplémentaire de la dernière «guerre» et le stress supplémentaire occasionné par la vie dans une école surpeuplée à Bureij rend une intervention urgente nécessaire. 


Références 
Nous devons encore autour de 3600 USD, si vous pouvez aider, contactez-moi à annepaq@gmail.com 

Je vais personnellement donner l'argent à Nasser et j'enverrai des informations sur la reconstruction. Je connais cette famille depuis quatre ans maintenant, et j'ai été témoin et documenté les conditions difficiles dans lesquelles ils ont vécu. J'ai été choquée d'apprendre qu'à nouveau ils ont perdu leur nouvelle maison, alors qu'ils pensaient enfin  commencer un nouveau chapitre plus heureux de leur vie. Je sais qu'il y a beaucoup de familles dans le besoin dans la bande de Gaza, et on se sent dépasser par l'étendue du désastre. Mais nous devons commencer quelque part. 

Alors que l'hiver arrive  bientôt, l'aide est urgente. Je serai de retour dans la bande de Gaza en Novembre et je vais pouvoir alors revoir la famille de Nasser et leur transmettre les dons.


Saturday, September 20, 2014

Gazapocalypse, Tuffah, Gaza city, 18.9.2014


This was a quarter full of homes

 This was a children bedroom

 This was a living room

 This was a bedroom

 This was a toilet

 This was a barber shop (right)`

 This was a road that used to be fine for cars

This was the stairs to have access to their home

(c) Anne Paq/Activestills.org, Tuffah, Gaza city, 18.9.2014

End of the world, science-fiction movie? a city after a tsunami?
No this is how some parts of Gaza Strip look today.
This is a men-made deliberate disaster

Est ce qu'on est dans un film de science fiction après la fin du monde? Une ville après un terrible tsunami ou un tremblement de terre? 
Non, mais voilà à quoi ressemblent certaines parties de Gaza aujourd'hui.
C'est un désastre perpétré délibérément par des hommes sur d'autres hommes.